Kinésithérapie dans la bronchiolite grave : enjeux, précautions et limites
DOI :
https://doi.org/10.37051/mir-34-002295Mots-clés :
Bronchiolite, Kinésithérapie respiratoire, Raisonnement clinique, Critères de gravitéRésumé
La bronchiolite aiguë du nourrisson est, à chaque période épidémique, l’affection respiratoire la plus fréquente des nourrissons de moins de 1 an. Bien que majoritairement bénigne, elle requiert une surveillance attentive pour repérer les nourrissons à risque et les formes graves. En France, les kinésithérapeutes de ville peuvent être sollicités pour assurer le suivi de ces nourrissons et peuvent jouer un rôle central dans cette détection précoce. Leur évaluation clinique régulière permet d’identifier les signes de gravité et de déclencher une orientation rapide vers l’hôpital. En milieu hospitalier, la prise en charge des bronchiolites graves est symptomatique et basée sur des traitements de supports (oxygénation et hydratation/soutien nutritionnel). Les recommandations actuelles ne préconisent plus le recours au désencombrement bronchique hors de situations particulières (comorbidités respiratoires ou neurologiques par exemple), mais mettent en avant l’intérêt du désencombrement des voies aériennes supérieures pour améliorer le confort respiratoire et alimentation. Cette mise au point souligne le rôle central que peuvent jouer les kinésithérapeutes en s’appropriant pleinement ce rôle de surveillance dans la chaîne de soins, en combinant vigilance clinique, application raisonnée des traitements symptomatiques et coordination avec les autres professionnels de santé, afin d’optimiser la prise en charge des bronchiolites graves.