Historique des Nouveaux Enjeux Éthiques du Néonatologiste en 2026 : Défis et perspectives
DOI :
https://doi.org/10.37051/mir-34-002361Mots-clés :
Néonatologiste ; Enjeux Éthiques ; Proportionnalité ; Législation ; Processus décisionnel.Résumé
Depuis les années 1960, le néonatologiste prend en charge des nouveau-nés (NN) essentiellement prématurés mais également des nouveau-nés à terme en détresse vitale. En France, depuis les années 1970, les NN en unité de soins critiques vont bénéficier des progrès techniques hérités de la réanimation de patients adultes. Dès les années 1980, des enjeux éthiques émergent en termes de qualité de vie présente et à venir du NN : le tout techniquement possible est-il acceptable ? Dans les années 1990, la concertation entre professionnels de néonatalogie et le partenariat avec la famille permettent de définir des repères pour la proportionnalité des soins et l’arrêt des traitements intensifs. La réanimation d’attente et l’arrêt de vie tendent à disparaître. Les lois de 2005 puis de 2016, rédigées à partir de situations cliniques de patients adultes, permettent aux néonatologistes d’avoir de nouveaux repères pour légitimer leurs actes, notamment en situation de sédation-analgésie profonde et continue maintenue jusqu’au décès et d’arrêt de nutrition-hydratation artificielle. Le médecin est le décideur et prend en compte la connaissance expérientielle des parents. Il doit aussi encourager les équipes formées aux gestes techniques de suppléance à se former aux soins palliatifs et accompagner au mieux le NN et sa famille afin d’éviter toute obstination déraisonnable.