Hyperéosinophilie en réanimation

Auteurs

  • Antoine GAILLET 1. Service de Médecine intensive et réanimation, Hôpital Universitaire Bichat - Claude-Bernard, Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), Paris, France. 2. National Reference Center for Hypereosinophilic Syndromes (CEREO), Hôpital Foch, 40, Rue Worth, 92151 Suresnes Cedex, France
  • Matthieu Groh Service de Médecine Interne, Hôpital Foch, Suresnes, France.

DOI :

https://doi.org/10.37051/mir-34-002169

Mots-clés :

Eosinophilie, Hyperéosinophilie, Syndrome hyperéosinophilique, Soins intensifs

Résumé

L’hyperéosinophilie (HE) (> 1.5 x 109/L) n’est pas exceptionnelle et n’est pas à négliger en contexte d’urgence vitale. En effet, toute HE (quelle que soit son taux et sa cause) peut être responsable de lésions viscérales liées à la toxicité des polynucléaires éosinophiles (PNE). Alors que la peau est l’organe le plus souvent atteint, le pronostic vital et fonctionnel peut être engagé en cas d’atteinte cardiaque, respiratoire, vasculaire ou neurologique. Le bilan étiologique doit être raisonné et adapté au délai d’apparition de l’HE et à la gravité du retentissement viscéral suspecté. En cas de suspicion d’atteinte viscérale induite par l’HE, la démarche diagnostique ne doit pas retarder la mise en place de thérapeutiques d’urgence (corticothérapie, déparasitage +/- anticoagulation), auxquelles s’associera dès que possible un traitement étiologique.

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Publiée

2026-03-31

Comment citer

GAILLET, A., & Groh, M. (2026). Hyperéosinophilie en réanimation. Médecine Intensive Réanimation, 35(1). https://doi.org/10.37051/mir-34-002169

Numéro

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