Aspergillose invasive en réanimation

Auteurs

  • Louise Chantelot Service de Médecine intensive réanimation, Hopital Henri Mondor
  • Sarah Dellière 1. AP-HP, Hôpital Saint-Louis, Laboratoire de Parasitologie-Mycologie, 75010, Paris, France. 2. Institut Pasteur, Immunobiology of Aspergillus, Université de Paris Cité, 75015, Paris, France
  • Fanny Lanternier 1. AP-HP, Hopitaux Universitaires Necker, service de Maladies Infectieuses et tropicales, 75015, Paris, France. 2. Université Paris Cité, Institut Pasteur, National Reference Center for Invasive Mycoses and Antifungals,  Mycology Translational Research Group, Mycology Department, Institut Pasteur, Paris, France.
  • Nicolas de Prost 1. AP-HP, Hôpitaux Universitaires Henri-Mondor, Service de Médecine Intensive Réanimation, F-94010, Créteil, France. 5. Université Paris-Est-Créteil (UPEC), Créteil, France. 7. IMRB INSERM U955, Team « Viruses, Hepatology, Cancer », Créteil, France
  • Alexandra Serris AP-HP, Hopitaux Universitaires Necker, service de Maladies Infectieuses et tropicales, 75015, Paris, France

DOI :

https://doi.org/10.37051/mir-34-002089

Mots-clés :

Aspergillose pulmonaire invasive, réanimation, IAPA, CAPA

Résumé

L’aspergillose pulmonaire invasive (API) est une infection fongique rare causée par un champignon saprophyte de l’environnement. Les patients touchés sont généralement immunodéprimés, neutropéniques ou allogreffés de cellules souches hématopoïétiques. En réanimation, l'aspergillose invasive a été associée au syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), mais également à d'autres contextes tels que la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et les infections respiratoires virales comme la grippe et la COVID-19. La mortalité associée reste élevée comprise entre 50 et 80%.  La prise en charge diagnostique et thérapeutique de cette infection reposait sur les recommandations de l'EORTC (European Organisation for Research and Treatment of Cancer), révisées en 2019. Un nouveau consensus spécifique aux patients de réanimation propose de simplifier le diagnostic. La recherche précoce et systématique de l’API dans les populations à risque semble essentielle, la précocité du traitement étant corrélée au pronostic. Les marqueurs diagnostiques indirects tels que l’antigène galactomannanne sont à intégrer à l’algorithme en connaissant leurs limites dans le contexte de la réanimation. Le traitement de première intention repose sur l'administration de voriconazole ou d'isavuconazole, en prêtant une attention particulière aux dosages en raison d'une variabilité inter et intra-individuelle importante chez les patients de réanimation.

Image Aspergillose

Publiée

2025-07-25

Comment citer

Chantelot, L., Dellière, S., Lanternier, F., de Prost, N., & Serris, A. (2025). Aspergillose invasive en réanimation. Médecine Intensive Réanimation, 34(2). https://doi.org/10.37051/mir-34-002089

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