Néphropathies tubulo-interstitielles infectieuses
DOI :
https://doi.org/10.37051/mir-34-002293Mots-clés :
Néphrite tubulo-interstitielle, Insuffisance rénale aiguë, Mécecine intensive réanimationRésumé
Les néphrites tubulo-interstitielles aiguës (NTIA) d’origine infectieuse représentent environ 15% des étiologies de NTIA. Elles s’expriment à travers des tableaux clinico-biologiques très variés, allant des infections systémiques avec défaillance multiviscérale comme la leptospirose ou l’hantavirose, des infections chroniques du haut appareil urinaire telles que la pyélonéphrite xanthogranulomateuse ou la malakoplakie, aux infections opportunistes des patients immunodéprimés (cytomegalovirus, BK virus, adénovirus). D’autres contextes plus spécifiques, notamment lors d’infection par le VIH ou post BCG-thérapie intravésicale, doivent aussi faire suspecter une NTIA en cas d’insuffisance rénale aigue (IRA). Leur diagnostic repose sur une approche intégrative combinant les données cliniques, biologiques, épidémiologiques et histologiques. Bien que peu fréquentes, ces NTIA infectieuses méritent une attention croissante, dans le contexte actuel de réchauffement climatique, de mobilité internationale accrue et de croissance de la population immunodéprimée. Une reconnaissance précoce de ces formes, parfois graves ou évolutives, est indispensable pour orienter une prise en charge adaptée et prévenir le risque de séquelles rénales.